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Point reflexion #11 : Zola, Carrie Bradshaw, Jean et trac
Ce mail est écrit depuis le nouveau Patine Studio à une semaine de l'ouverture de notre boutique éphémère dans le Marais. Parfois du sable tombe d'un cahier, mais les crayons sont taillés, petit goût de pré-rentrée.

C'est la minute polarde : j'adore rentrer mi-août. Le bureau me fait l'effet d'une salle de théâtre quand les spectateurs ne sont pas encore arrivés. Peut-être que c'est un petit peu aussi parce que tout n'est pas encore prêt. Oui, je suis de celles qui se surchargent de travail, "pas plus haut que le verre !". J'ai le trac, des papillons dans le ventre, j'ai envie que les projets des derniers mois sortent. Je n'ai finalement pas le temps d'avoir peur, il y a encore des planches à peindre pour notre installation dans le Marais, un demi milliard de petites choses encore à organiser. Je suis en tongs, et tous les matins j'enfile le futur manteau, pour me persuader que c'est vrai, il va vraiment enfin sortir bientôt. Je mets mes premiers tee-shirts Willie, un brin nostalgique, ceux de 2017, avec un prototype de jupe qui sortira à Noël. Je bois les lattes glacés, mais j'ai déjà reçu la liste de Noël de ma fille de 6 ans ("un chien"). Je suis un choc des températures et un anachronisme. C'est la transition de fin août, la fin de l'été et le début de la suite de Patine. J'ai de la chance.
Sur cette page va apparaitre l'adresse
Il m'est arrivé un truc rigolo pendant les vacances, je suis tombée sur le vrai Bertrand Goncal, celui-même dont on apprend les vidéos par coeur. En bonne fan un peu encombrante je suis allée lui déclarer mon admiration, et l'ai supplié de ne jamais arrêter de publier des sketchs sur Instagram, même quand il sera devenu plus connu que Robert de Niro, ce qui arrivera fatalement compte tenu de son talent. Il a promis, et en même temps, ma demande était terriblement enfantine, comme avoir besoin d'un rituel immuable du dodo (et non je ne m'endors pas en regardant des vidéos sur mon téléphone ou bien j'aurais déjà explosé en vol, c'était pour l'analogie).
En ce moment on ose de nombreux changements chez Patine, parce qu'on ne va pas changer la mode si on ne bouscule pas nos propres habitudes !
Quitter le Patine Studio du 10ème était une décision difficile, et pourtant elle assure notre pérennité financière dans une conjoncture disons...mouvante. La mode est une matière vivante, même la mode "durable". Le site évolue, les codes de la marque s'affirment, et des nouvelles pièces clés vont apparaitre dans le dressing, hors des sentiers battus et des trends.
Finalement ce qui ne bouge jamais, c'est pourquoi on existe, nos valeurs et nos règles du jeu. Et le plaisir, toujours ! La joie de collaborer avec des artistes et artisans talentueux, le frémissement d'une nouvelle idée, les papillons à l'essayage du premier prototype, l'émotion du shooting, vos messages affectueux quand le vêtement fait partie de votre vie.
- "Voulez-vous prendre Patine comme fournisseur officiel de votre dressing ?"
- "Oui !"
Pendant les vacances j'ai lu Pot-Bouille qui précède Au Bonheur des Dames dans la série des Rougon-macquart. Puis Pierre et Jean de Maupassant. J'ai adoré les 2 mais je n'ai pas réussi à le signifier aux auteurs en les taguant crânement en story, il semblerait qu'ils n'aient pas de compte Instagram.
Ensuite j'ai lu l'essai Toutes les époques sont dégueulasses de Laure Murat qui propose brillamment de nous frayer une porte de sortie par le haut entre cancel culture et wokisme. Ceci après avoir écouté l'autrice dans cette émission décidément géniale, Sous le soleil de Platon de France Inter, épisode à réécouter ici. Je vous conseille aussi de faire dans cet ordre.
Pour tout de suite faire redescendre le niveau j'ai aussi mangé la dernière saison de "And Just Like That", citons l'autrice dans le texte, "She was not alone - She was on her own". Les 2 tenus visibles plus bas et extraites des épisodes m'ont évoqué notre trench et le futur gilet qui sortira en octobre, en cours de tricotage en Italie. Comme un sas de décompression après le dernier épisode, j'ai regardé un documentaire Youtube sur les décors de la série ce qui m'a amené à un autre documentaire sur le travail de JW Anderson pour Dior de Loic Prigent.
Enfin j'ai revu mes jeans Brenda, grossier placement de produit : il y a toujours une redécouverte de la sensation du jean sur la peau après un été passé les jambes à l'air libre en short et sous les robes. Comme le vin nature, j'aime ces retrouvailles dans un climat tempéré, de préférence encore pieds nus dans les tongs et en débardeur, avec un peu de sable encore au fond du tote bag. Tous nos jeans Brenda reviennent sur le site samedi, vous l'aurez compris.
